Un système innovant de canalisation aérienne pour changer la donne au Kenya

L’histoire de la distribution d’eau dans le plus grand bidonville du Kenya, Kibera, est en train de changer grâce à un système innovant de canalisation aérienne qui utilise un réseau de tuyaux surélevés pour amener l’eau à qui en a le plus besoin.

Se libérer du poids des cartels de l’eau et innover

Le quartier de Kibera a un nouveau look. Des tuyaux argentés s’étendent à 5 mètres au-dessus du sol, se disputant l’espace avec un écheveau de fils électriques et les antennes de télévision.

Les tuyaux, qui serpentent au-dessus des habitations en terre et en tôle, sont tous reliés à un réservoir d’eau au coeur de l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, fournissant de l’eau saine et propre à des dizaines de milliers de personnes.

Kibera est composé de 13 communautés entassées sur 2,5 kilomètres carrés, avec une population d’environ 250 000 personnes. Presque toutes les familles subsistent avec moins d’un dollar par jour. Les habitants n’ont pas l’eau courante et l’approvisionnement est contrôlé par les cartels depuis des années.

Les autres avantages de cette canalisation aérienne

Comme les fuites sont faciles à identifier et à réparer, la conduite est peu coûteuse à entretenir.

Le système d’approvisionnement en eau aérien a reçu le célèbre prix humanitaire Conrad N. Hilton et une subvention de 2 millions de dollars en 2018 pour son approche unique visant à fournir une eau propre et sûre aux habitants des bidonvilles.

En réponse à cette situation, une organisation locale à but non lucratif appelée « Shining Hope For Communities » (Shofco) a entamé en septembre la construction du premier système de canalisations d’eau aériennes d’Afrique.

Le principal objectif de l’organisation est qu’aucun habitant de Kibera n’ait à marcher plus de huit minutes pour se rendre à une source d’eau propre. Pour ce faire, elle a érigé un château d’eau de 100.000 litres dans le quartier nord de Kibera, équipé d’un système de canalisations aériennes reliées à de nombreux points de distribution.

Shofco achemine l’eau directement depuis les canalisations principales de la société officielle de distribution d’eau de la ville de Nairobi, puis dans les réservoirs aériens jusqu’aux points d’eau si le forage d’un puits n’est pas réalisable.

Contrecarrer les cartels et sauver des vies

Depuis longtemps, des cartels de hors-la-loi s’imposaient en interrompant l’approvisionnement en eau courante puis en vendant l’eau à des prix exorbitants. De nombreux habitants des bidonvilles ont été contraints de s’en remettre à ces vendeurs privés pour leurs besoins quotidiens en eau.

Les canalisations sont composées de PEHD, un plastique souple utilisé pour le transport de fluides et de gaz et fréquemment utilisé pour remplacer les vieilles canalisations en béton ou en acier. Le réseau est complété par des canalisations en acier revêtu résistantes et incassables pour ne pas subir les outrages des gangs.

Imaginez que l’eau dans les bidonvilles de Nairobi est actuellement jusqu’à 50 fois plus chère que dans les quartiers les plus riches de la ville.

L’approvisionnement en eau dans les bidonvilles a été compromis par le vandalisme généralisé des canalisations souterraines, et les cartels de l’eau ont rendu presque difficile l’approvisionnement en eau bon marché des habitants des bidonvilles.

Comment le marché des safaris en Afrique se porte-t-il ? Chiffres clefs

Comment le tourisme africain se remet-il de la crise du Covid. Chiffres clefs et analyses.

Statistiques sur le tourisme en Afrique

Chaque année, plus de 30 millions de visiteurs se rendent en Afrique. Plus de la moitié des arrivants internationaux sont en voyage d’affaires et peuvent également participer à des activités touristiques, tandis que 15 % y vont uniquement pour le plaisir et 30 % rendent visite à des amis et des parents.

Les touristes affluent principalement sur le continent pour voir les animaux sauvages en pleine nature et profiter du temps chaud. L’Afrique est la destination safari la plus populaire au monde, avec des options variées pour tous les goûts et envies.

En 2011, l’industrie touristique a été l’une des plus importantes pour le continent, fournissant des emplois à près de 13 millions de personnes directement et indirectement. En 2012, le tourisme a généré plus de 36 milliards de dollars américains, soit 2,8 % du PIB total du continent.

Impact du Covid sur l’activité des safaris

Selon un récent sondage, une majorité écrasante de voyagistes (91 %) enregistre une baisse de 75 % des réservations.

Par ailleurs, 3,8 % des répondants indiquent avoir connu une baisse de 50 % des réservations réelles. Depuis avril, ces statistiques sont restées essentiellement stables, même si elles ont baissé de quelques points Seuls 1,5 % des sondés ont affirmé qu’il n’y avait eu aucun changement.

Certaines agences de voyage se montrent plus optimistes alors que des pays comme le Kenya et la Tanzanie reprennent leurs vols internationaux.

L’Afrique de l’Est plus touché

Les pays d’Afrique de l’Est sont fortement tributaires du tourisme. De nombreuses pistes de progression pour une reprise encore plus franche sont évoquées. Des normes standardisées pour les hôtels, les restaurants permettraient aux voyageurs de découvrir plus facilement des services du pays.

Le Kenya et la Tanzanie sont devenus des destinations de safari populaires en raison de la migration des gnous du Serengeti. Au cours de cette migration, un cortège de dizaines de millions de gnous voyagent entre la Tanzanie et le Kenya.

Le Masai Mara au Kenya et le parc national du Serengeti en Tanzanie sont les meilleurs sites pour observer cette migration. N’hésitez pas à nous contacter, ne manquez pas de vous rendre également dans le parc national du Kilimandjaro qui mérite un voyage à lui seul.